La légionellose (maladie du légionnaire)
Pneumonie sévère apparaissant 2 à 10 jours après l'exposition : fièvre élevée, toux, difficultés respiratoires. Elle nécessite une hospitalisation et un traitement antibiotique adapté.
Comprendre la bactérie Legionella, ses risques sanitaires, la réglementation applicable (arrêté du 1er février 2010), les seuils à respecter et les bonnes pratiques de prévention et de surveillance de vos réseaux d'eau.
La légionelle désigne les bactéries du genre Legionella, naturellement présentes dans les milieux aquatiques (rivières, lacs, sols humides). Sur une cinquantaine d'espèces connues, Legionella pneumophila est responsable de la grande majorité des cas humains, en particulier le sérogroupe 1.
Inoffensive à l'état naturel en faible concentration, la bactérie devient dangereuse lorsqu'elle se multiplie dans les réseaux d'eau artificiels (eau chaude sanitaire, tours aéroréfrigérantes, bains à remous, fontaines décoratives) puis est inhalée sous forme d'aérosols. Sa croissance est optimale entre 25 °C et 45 °C : c'est dans cette plage de température que le risque est maximal.
L'inhalation d'aérosols contaminés peut provoquer deux formes de maladie aux conséquences très différentes.
Pneumonie sévère apparaissant 2 à 10 jours après l'exposition : fièvre élevée, toux, difficultés respiratoires. Elle nécessite une hospitalisation et un traitement antibiotique adapté.
Forme bénigne et pseudo-grippale, guérissant spontanément en quelques jours, sans atteinte pulmonaire. Elle reste largement sous-diagnostiquée.
Personnes âgées, fumeurs, immunodéprimés, patients atteints de pathologies chroniques : un enjeu majeur en EHPAD et établissements de santé.
En France, la légionellose est une maladie à déclaration obligatoire auprès de l'Agence Régionale de Santé (ARS). Chaque cas déclaré peut déclencher une enquête environnementale visant à identifier la source de contamination, d'où l'importance pour les exploitants de disposer d'un carnet sanitaire et de résultats d'analyses traçables.
La bactérie colonise les installations où l'eau stagne et tiédit. Plusieurs facteurs favorisent sa multiplication et doivent être surveillés en priorité :
Les tours aéroréfrigérantes (TAR), classées ICPE 2921, et les réseaux ECS des établissements recevant du public concentrent les obligations réglementaires les plus strictes.
La prévention du risque légionelle repose sur un socle réglementaire précis selon le type d'installation.
Impose, dans les établissements recevant du public, une surveillance de Legionella pneumophila et de la température de l'eau chaude sanitaire aux points d'usage à risque, avec une périodicité réglementée.
Les TAR relèvent de la nomenclature ICPE 2921 et font l'objet d'une analyse méthodique des risques, d'un plan de surveillance et d'analyses régulières de la légionelle.
Le dénombrement de Legionella et Legionella pneumophila par culture s'effectue selon la norme NF T90-431, réalisée par un laboratoire accrédité COFRAC selon l'ISO 17025.
Quel que soit le type d'installation, l'exploitant doit tenir un carnet sanitaire à jour : relevés de température, plans des réseaux, opérations d'entretien, résultats d'analyses et actions correctives. C'est le document de référence en cas de contrôle de l'ARS ou de la DREAL, et la preuve de votre maîtrise du risque.
Découvrir notre analyse des risques eauLes résultats de dénombrement sont exprimés en unités formant colonies par litre (UFC/L). Pour l'eau chaude sanitaire, les niveaux d'action de référence sont les suivants :
Ces niveaux concernent Legionella pneumophila dans l'ECS des ERP ; les valeurs et conduites à tenir varient selon l'installation (TAR, établissements de santé). L'interprétation doit toujours être confiée à un laboratoire accrédité, qui replace le résultat dans son contexte réglementaire.
Production d'ECS > 55 °C, distribution > 50 °C au point d'usage, eau froide < 20 °C. La température est la première barrière.
Supprimer les bras morts, purger régulièrement les points peu utilisés, équilibrer le bouclage du réseau.
Détartrage, désinfection préventive, nettoyage des pommeaux et brise-jets, traitement du biofilm.
Prélèvements normalisés selon la périodicité réglementaire, traçabilité dans le carnet sanitaire.
Lorsqu'un résultat dépasse le seuil d'action, une désinfection s'impose : choc thermique (élévation de la température au-delà de 60 °C) ou choc chloré, suivi d'analyses de contrôle. En situation de cas groupés, un plan de gestion de crise doit être déclenché en lien avec l'ARS.
Nos protocoles de désinfectionLe dénombrement de la légionelle par culture (NF T90-431) prend de 8 à 12 jours d'incubation : c'est une contrainte normale, gage de fiabilité. Confier ces analyses à un laboratoire accrédité COFRAC garantit des résultats reconnus par les autorités, les assurances et en cas de contentieux.
La légionelle (Legionella) est la bactérie présente dans l'eau. La légionellose est la maladie provoquée par l'inhalation d'aérosols contaminés par cette bactérie : il s'agit d'une pneumonie sévère, distincte de la fièvre de Pontiac, forme bénigne et pseudo-grippale.
Legionella se multiplie entre 25 et 45 °C. Elle est inhibée au-delà de 50 °C et détruite rapidement à 60 °C. C'est pourquoi la réglementation impose une production d'eau chaude sanitaire supérieure à 55 °C et une distribution au-dessus de 50 °C aux points d'usage.
Pour l'eau chaude sanitaire des établissements recevant du public, l'objectif cible est inférieur à 1 000 UFC/L de Legionella pneumophila. Au-delà, des mesures correctives s'imposent ; à partir de 100 000 UFC/L, l'arrêt des usages à risque et une désinfection sont généralement requis. Les valeurs varient selon le type d'installation.
La périodicité dépend du type d'établissement et de l'installation. Pour l'eau chaude sanitaire des ERP, l'arrêté du 1er février 2010 fixe une surveillance régulière des points d'usage à risque, souvent annuelle, complétée par des relevés de température. Les tours aéroréfrigérantes relèvent d'un plan de surveillance plus fréquent au titre de l'ICPE 2921.
Le dénombrement par culture selon la norme NF T90-431 nécessite une incubation de 8 à 12 jours. Ce délai est inhérent à la méthode de référence et garantit la fiabilité des résultats. Aquatycia transmet ensuite un rapport accrédité COFRAC avec l'interprétation réglementaire.
Il faut rechercher la cause (bras mort, défaut de température, entartrage), procéder à une désinfection curative par choc thermique ou choc chloré, puis réaliser des analyses de contrôle. En cas de cas groupés de légionellose, un plan de gestion de crise est déclenché en lien avec l'ARS.
Non. La contamination se fait uniquement par inhalation d'aérosols d'eau contaminée (douches, tours aéroréfrigérantes, bains à remous). Il n'existe aucune transmission interhumaine, ni de contamination par l'ingestion d'eau.
L'accréditation COFRAC selon l'ISO 17025 atteste de la compétence technique du laboratoire et de la validité de ses résultats. Seuls des résultats accrédités sont opposables devant les autorités (ARS, DREAL), les assurances et en cas de contentieux. Aquatycia est accrédité COFRAC n°1-5057.
Analyses accréditées COFRAC, prélèvement sur site et accompagnement réglementaire en Île-de-France et en Gironde. Nos experts vous répondent rapidement.
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